Quelques exemple d’activités mises en place par des GEMs 


Avignon (Mine de Rien) : Organisation du Festival du Film Précaire

Charleville Mézières (Sollicitude) : organisation d’une expo de peinture dans une galerie d’art

Coulommiers (Par le Lien) : cuisinent et vendent de la soupe aux commerçants de la ville

Fontainebleau (Le Gem de la Forêt) : collabore avec la Croix Rouge et organise chaque année un défilé de mode

Lannion (Le bon Cap) : Création & gestion d’un magasin solidaire le Cap Mag’ig

Montauban : un des seuls GEMs qui s’adresse à un public jeune (26 ans de moyenne d’âge contre 50 pour la moyenne des GEMs)
Montpellier (Gambetta) :Organise des voyages dans toute la France

Palaiseau (L’entracte) : organisation de SpeedDating InterGEMs Mise en place d’une recyclerie

Paris (Connexion) : participe à l’organisation de nombreuses manifestations artistiques listées sur son site WEB

Saint Denis (L’entre Temps) : joue une pièce de théâtre chaque année

Président, la figure montante des GEMs



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Dès le départ les GEMs ont été conçus comme des associations d’usagers dont l’animateur était un simple professionnel à leur service. Cela dit assez rares (moins d’une vingtaine sans doute et ça sera la mission archéologique de notre thèse d’en trouver le chiffre) ont été les GEMs directement mis en place par des associations d’usagers. La plupart du temps ce sont des structures médico-sociales ou des familles d’usagers qui ont présidé à la naissance d’un GEM. L’autonomisation ne s’est faite ensuite que très progressivement et de façon très différenciée suivant les cas, sous une forte pression de l’Etat et de la FNAPSY. C’est le Cahier des Charges de 2016 qui a rendu définitivement obligatoire que les GEMs soit gérées par une association d’adhérents, donnant comme date butoir 2019 pour une passation complète des pouvoirs. Cette passation des pouvoirs est maintenant faite presque partout(hormis les quelques présidents fondateurs indéboulonnables), mais dans la réalité il reste bien 2 types de GEMs, ceux gérés par les professionnels et ceux ou ce sont les adhérents qui règnent en maître.

Les GEMs ont beau être des associations d’usagers, il ne faut pas cependant considérer que le président a forcément le pouvoir. La moitié des GEMs que j’ai rencontré sont en faite plus ou moins fortement dominés par leur animateur, le rôle du président étant parfois même uniquement de rendre compte à celui-ci et de co-gérer les 300 Euros mensuels dédiés aux activités du GEM. 

La ligne de partage fondamentale se situe entre les GEMs qui sont leur propre gestionnaire et ceux ont recours à une association gestionnaire, chargé de salarier les animateurs et de tous les frais de gestion. Dans le premier cas, c’est le président du GEM qui a en charge avec son bureau les 78 000 Euros de la subvention et c’est lui le supérieur hiérarchique des animateurs. En revanche si le GEMs est géré par une structure extérieure, souvent médico-sociale, qui possède souvent 2 ou 3 autres GEMs dans le département, les animateurs, souvent dirigés par un coordinateur, y ont la plupart du temps un rôle beaucoup plus crucial. Non simplement le Président n’y dispose plus du pouvoir de l’argent et de décision de l’affectation des ressources, mais il se retrouve face à une superstructure avec laquelle il aura du mal à faire le poids.

Quand il n’y a qu’un gestionnaire, faisant office de parrain, ce qui est en réalité très souvent le cas, même si c’est interdit par le cahier des charges, c’est bien souvent son animateur salarié qui a le pouvoir. Un parrain fort peut être le gage d’un rôle limité de l’animateur au profit du président. Un parrain indépendant et fort comme l’Unafam, est souvent la garantie d’un régime présidentiel, les parrains, souvent familles d’usager, cherchent avant tout l’empowerment des adhérents. Le gestionnaire, issu quant à lui des structures médico-sociales, a tout intérêt à maintenir en place le pouvoir des professionnels. Mais là encore, le rôle du président s’arrête là où commence celui du parrain. Pour résumer le président est maître dans son GEM, mais sous le contrôle du parrain dès qu’il s’agit de contacts et de communication externe. Nous avons particulièrement vécu cette situation au moment où nous organisions la projection d’un film sur un GEM (La projection de “Nous, les intranquilles”, un psychodrame moderne).


Des présidents plus ou moins puissants

Dans certains GEMs le Président est une construction du parrain qui l’a soigneusement sélectionné parmi l’ensemble des adhérents, formé puis entraîné à être une sorte de parfait petit soldat. Le président est souvent aussi un nouveau venu, plus dynamique que les adhérents jusqu’ici présents et moins happé par le groupe, donc plus apte à s’en détacher et à prendre le contrôle. Dans plusieurs GEMs nous avons trouvé des présidents qui exercaient par ailleurs un métier à plus ou moins plein temps. C’est ainsi que le président du GEM Oisis de Nogent sur Oise (jusqu’en juin 2019) était par ailleurs programmateur informatique dans une SS2I parisienne, tandis que celui de l’Etoile Polaire (également affilié à Argos2001, comme quoi les bipolaires font bon ménage avec le monde de l’entrperise) exerce comme métreur auto-entrepreneur. Au GEM le Passage du 6éme arrondissement parisien, le vice-président est photographe à l’agence Magnum.

On trouve aussi quelques Super-présidents (ceux que qui le sont doublement, triplement comme le cas de l’ex vice président du CNIGEM président de pas moins de 3 structures locales, la présidence du GEM lui ayant servi de marche-pied pour ensuite devenir président d’un maximum d’autres structures.

Pour aller plus loin :
Quelques premières indications sur la gouvernance des GEMs


“O secours le président à pété les plombs”

Ca n’est pas une sinécure de devenir président de GEM…. Si tous ne vont pas jusqu”au suicide comme les malheureux président de GEM du nord en 2015 puis cette année, aucun n’en sortira totalement vivant.

Devenir président de GEM est souvent un événement majeur dans la vie d’une personne ayant connu des problèmes psychiques graves et cela va changer celle-ci durablement ; ne serait-ce qu’en lui donnant de nouveau un pouvoir dont il a été pendant trop longtemps privé. Devenu président, il va devoir co-gérer le GEM avec l’animateur, prendre des décisions importantes et participer à toute l’organisation de l’association.

C’est généralement très bénéfique pour son empowerment. Cela dit cela comporte aussi des risques, celui d’être ré-hospitaliser. Les présidents sont en effet d’après l’ensemble de nos interlocuteurs beaucoup plus susceptibles de retourner en HP qu’un adhérent lambda. Soumis à de plus fortes pressions, le Président peut être aussi plus sujet à des phases maniaques, voire à un sentiment de toute puissance…. un peu du type de ce que les grecs appelaient l’hubris (le goût de la démesure en toute chose) chez nos ancêtres empereurs.

Dans certains GEMs cela peut se traduire par une utilisation un peu excessive du pouvoir, comme celui d’exclure tous les membres qui ne sont pas de son avis ou lui font de l’ombre ou de s’imaginer un certain pouvoir sexuel (un président fut ainsi attaqué en justice pour harcélement sexuel envers une animatrice).

Pour aller plus loin :
Faire part de décès du président du GEM de Tourcoing

Les GEMs comme nouvelle utopie possible



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Des Salines Royales d’Arc & Senans au familistère de Guise, en passant par Longo Maï puis les TAZ d’Hakim Bey, j’ai toujours cherché l’Utopie et pour dire vrai l’ai souvent trouvé. C’est pour cela que lorsque j’ai découvert les GEMs, je me suis dit qu’il y avait un sujet, un sujet d’autant plus intéressant qu’il s’agit d’un sujet profondément paradoxal, un sujet un peu méprisé, méconnu….celui de pauvres gens que la société a exclu quand ils ne se sont pas exclus tout seul. Les GEMs sont sans conteste l’évolution structurelle la plus notable de la psychiatrie ces 40 dernières années. Jamais on n’avait vu autant de personnes prises en charge et un tel déploiement de structures. On pourrait presque parler d’une véritable révolution copernicienne de la psychiatrie. Ce nouvel objet hors de l’institution médicale. Celui-ci pourrait aider à nous faire passer de la psychiatrie dictature que nous connaissons trop souvent aujourd’hui à une forme plus démocratique ou chacun des acteurs ait la liberté de prendre son destin en main.

J’ai donc commencé à fréquenter quelques GEMs sans forcément beaucoup m’y retrouver. Je suis trop habitué à vivre ma vie à 100 à l’heure, où je veux et quand je veux, pour vouloir vivre dans ce type de communauté. J’y ai souvent en revanche trouvé une joie et une douceur de vivre à plusieurs que l’on ne voit plus très souvent ailleurs, de l’art de co-habiter, de vivre ensemble harmonieusement, de se reconstruire doucement,… de s’apporter les uns les autres.

Soigner la société, prendre soin de soi

Si au premier abord on peut trouver certains GEMs un peu moroses et pas franchement accueillants, en assistant à leurs réunions hebdomadaires, en y vivant au jour le jour et en participant aux repas collectifs quotidiens, on s’aperçoit qu’il y a aussi de véritables dynamiques qui se mettent en place. De fait les adhérents des GEMs, d’isolés dans leur coin qu’ils étaient jusqu’à leur rencontre avec le GEMs, mènent souvent une vie plus riche et diversifiée qu’une bonne majorité des français (ils sortent plusieurs fois par semaine, ont des loisirs variés, se retrouvent tous les jours entre amis….). Les GEMs, ont ainsi permis au cours de ces 15 dernières années à quelques dizaine de milliers de personnes de sortir de leur isolement et d’ainsi revivre.

J’y ai donc vu toute la richesse qui pouvait advenir de ces lieux, que ces lieux qui était là pour prendre soin des gens, pouvait également soigner la société. Certes une pauvre richesse….on ne transforme pas à ce point le plomb en or. Mais une richesse quand même, celle qui permet aujourd’hui à 25 000 personnes socialement mortes et exclues depuis parfois plus de 10 ans, de vivre de nouveau une vie riche et de participer de nouveau à la vie sociale. C’est un long et très long cheminement parfois, pour des personnes qui ont toute leur vie été obligées de vivre au rythme d’une institution totalitaire où jamais on ne leur a demandé ce qu’elles voulaient. C’est tout le mérite de la recherche action menée de 2014 à 2018 avec Advocacy (http://www.advocacy-normandie.fr/index.php/2018/09/17/videos-concues-a-la-suite-de-la-recherche-action/) d’avoir montré comment impliquer les gémeurs dans le débat public et sortir de la passivité qui est souvent la leur : le manque d’implication est un reproche récurrent des animateurs et présidents de GEM envers leurs adhérents. Il y a quand même des GEMs plus militants que d’autres, même s’il ne représentent moins de 10% des GEMs. Les GEMs du 93 et du 95 participent aux Semaines de la Folie Ordinaire, ceux de PACA viennent de participer très activement à la journée Printemps de la psychiatrie du 25 juillet 2019. Les GEMs d’Advocacy sont aussi assez combatifs pour le respect des droits qui est à la base d ela création de cette association.

In fine, l’idée maîtresse de cette thèse sera que les GEMs aident non simplement les personnes en situation de handicap psychique mais aident la société tout entière à se renouveler dans un sens plus inclusif et solidaire. Pour paraphraser Oury qui disait que la psychothérapie institutionnelle était là pour soigner l’hôpital, on pourrait dire que les GEMs, par un étonnant renversement de paradigme, soignent la société en lui montrant la voie pour de nouvelles formes d’organisations, plus humaines et plus collaboratives, en dehors du marketing et de la consommation à outrance dans une société ou le travail disparaît peu à peu…. Le GEM, de lieu d’accueil pour âmes en détresse où l’on se contente il est vrai parfois de jouer aux cartes (mais n’est-ce pas justement le principe d’un GEM d’y faire ce que l’on veut) peut aussi devenir lieu de vie et d’auto-organisation où se recréent de nouvelles communautés humaines et de nouvelles formes d’organisation de la vie sociale, utiles pour tout le monde (création du potager du GEM qui permet une certaine autosuffisance alimentaire, actions humanitaires, animation de la vie locale (participation aux Réseaux d’Échange de Savoir -RES- et Systèmes d’Échanges Locaux- SEL-1),… A travers cette étude je veux construire l’objet sociologique GEM, peut être un peu comme ce que j’avais fait dans le « Que Sais Je » sur les services d’aide psychologique par téléphone. Elle permettra aussi d’analyser sous un angle original l’évolution de la société du post travail.

Le site WEB passerelleco

Interview de Damasio « Créer une pluralité d’îlots, d’archipels, est la seule manière de retourner le capitalisme »

L’arrivée lente de la GEM-Nation




Les GEMs ont beau exister depuis presque 15 ans, ils restent encore une structure en émergence, très mal connue du public et dont beaucoup de progrès peut être attendu dans leur organisation. Et ce n’est pas faute d’une croissance assez fulgurante : 30 Clubs en 2005, 300 en 2011, plus de 500 en 2019. Etpourtant, demandez dans votre entourage non-psychiatrique qui a entendu parler de ces structures…. vous ne trouverez sans doute guére plus de in ou deux pourcent de “connaisseurs”. Parlez leur alors du Secours Catholique et vous aurez là plus de 99 % de la population Française qui connaît cette association. Pourtant en terme d’heures, les bénévoles des GEMs (tout adhérent d’une association n’est-il point un bénévole) sont 10 fois plus actifs que ceux du Scours Catholique.

Cela s’explique par plusieurs choses et avant tout par le voile pudique duquel on continue de recouvrir tout ce qui a trait à la psychiatrie, sans doute un des dernier far west de nos sociétés moderne.

L’absence de liens forts entre chacun de ces GEMs ou de structure solide unissant l’ensemble des GEMs autour d’une association commune, un fonctionnement en autarcie locale, fait qu’il est impossible d’avoir une vision d’ensemble de ce que sont (et de ce que font) les GEMs aujourd’hui. Il existe bien une évaluation de l’ANCREAI, réalisée au cours de l’année 2017, mais elle n’a été réalisée qu’auprès de 25 GEMs et porte assez peu sur leur vie au quotidien, leur réalisations et leur façon de s’organiser,…

Encore de gros déficit dans la fédération des pratiques et la construction d’une identité commune

Quant aux 2 fédérations nationales (CNIGEM et UNGF), elles étaient jusqu’à récemment un peu des coquilles vides, notamment à cause d’un manque de financement (7000 euros par an, à peine de quoi payer les notes de frais des membres du CA pour se rendre à Paris et déjeuner ensemble) ; Elles se contentaient de vivoter n’entreprenant que des expériences ponctuelles de peu d’ampleur, comme en témoigne leur quasi absence sur Internet et l’absence de véritable travail collectif donnant lieu à des restitutions publiques : pas de réponses aux courriels envoyés, organisation de journées nationales dont on ne retrouve aucune trace écrite (sur Internet du moins…. Le vice-président du CNIGEM n’a participé à aucune réunion depuis plus de deux ans et était incapable jusqu’à l’été 2018 de nous dire où en était la fédération.
Les contacts InterGEMs sont plus ou moins approfondie suivant les régions et l’appartenance du GEM à tel ou tel parrain. On trouve dans beaucoup de départements des gestionnaires qui ont en charge plusieurs GEMs à la fois (les amis de l’Atelier dans les Yvelines, Espoir2 dans l’Aisne,…). Dans ces ca là on observe une intégration beaucoup plus grande des GEMs entre eux, avec présence d’animateurs volants, de réunion mensuelle, d’un coordinateur qui gère l’ensemble des 3/4 GEMs en même temps. Les GEMs enfant unique, dont le gestionnaire ne s’occupe d’aucun autre GEM, eux ont beaucoup plus tendance à vivre isolés, d’autant plus si ils sont pauvres, ne dipsoant souvent pas de véhicule,…

Au niveau individuel également dans certains département comme l’Oise, l’Asine ou le nord, chaque GEM reste encore dans son coin, sans beaucoup de contacts avec les GEMs d’autres villes et à fortiori d’autres départements. Seuls quelques groupements InterGEMs commencent à voir le jour comme dans le Midi Pyrénées (Pamiers, Rodez, Albi,…) et en Bretagne où une dizaine de GEMs se réunissent tous les 2/3 mois à Pontivy (Bénévoles interGEM et Professionnels interGeM (BIG-PIG). Les différents départements des Hauts de France ne semblent pas encore avoir organisé de collaboration régulière (une rencontre ludique par an, pas de rencontres entre animateurs, présidents ou parrains). La plupart des rencontres InterGEMs, quand elles ont lieu, ne donnent pas lieu à une réflexion commune mais surtout à des activités ludiques (karaoké, …). On note donc pour le moins une certaine indifférence à la collaboration entre GEMs. Le CNIGEM, censé être la fédération de tous les GEMs, se plaint d’ailleurs d’avoir du mal à recruter de nouveaux adhérents (40 cotisants au début de l’année, une centaine à la fin 2018 grâce à une campagne d’une vingtaine de formations sur le respect des cahiers des charges).
Sans vouloir créer un république des GEMs, on peut cependant constater que tant qu’une dynamique fédérative et collaborative ne verra pas le jour, les GEMs seront condamnés à vivoter dans un certain ’immobilisme conceptuel et imaginatif. C’est d’ailleurs ce qu’on peut souvent leur reprocher : se limiter à de l’occupationnel, là où Clubs Thérapeutiques et ClubHouses mènent une profonde réflexion sur leur pratique. Leur problème, c’est un peu celui de toutes les peuples qui n’ont pas d’histoire et qui ont donc du mal à se mettre sur des rails, ne pouvant se référer, comme les Clubs Thérapeutiques par exemple, à de glorieux ancêtres.

La montée en puissance du CNIGEM
La situation semble cependant depuis le début de l’année 2018 en train de radicalement changer. Le CNIGEM et les 4 autres associations d’usagers en charge des GEMs ont reçu une subvention de 300 000 Euros pour organiser des formations à la gestion de GEMs (24 sessions de formation organisées entre janvier et septembre 2018. Le CNIGEM pourvu de la meilleure dotation (les 2/3 auquel ceux sont ajouté 78 000 Euros de financement comme si le CNIGEM était considéré comme un GEM) en a profité pour lancer une campagne de recrutement de nouveaux adhérents et refaire entièrement son site WEB et recruter un WEBMaster à la fin du mois d’août (encore largement en construction et ne comptant qu’une vingtaine de pages à cette date,…). Le site WEB s’enrichit depuis cette date d’une page tous les 15 jours. La journée des GEMs, traditionnellement organisée par la Fnapsy a d’ailleurs cette année été directement pilotée par le CNIGEM. 

Bienvenue sur Gemologie : Le Groupement d’Entraide Mutuelle (GEM) virtuel

Bienvenue sur “Psychiatria Delenda Est” qui se voudrait devenir le portail de l’anti-psychiatrie française. Son but va être de rediriger vers la petite dizaine de sites WEB écrit en français et parlant de ce sujet en général et plus particulièrement de la nécessité d’abolir toute forme de contrainte dans le domaine des soins psychiatrique.

Ce site WEB a pour but premier de devenir un média d’information sur la vie des Groupements d’Entraide Mutuelle, un des principaux mouvements associatifs de France apparu ces 15 dernières années. Il est réalisé dans le cadred’une thèse de doctorat que je compte soutenir en 2020 ou 2021 dont voici le plan.

Ce sont des articles en constructions que j’écris au fur et à mesure que je progresse dans la connaissance du phénomène. Les articles publiés ne sont pas définitifs. Il ’agit de simples essais et premiers jets destinés à être améliorés et complétés.

Une thèse, un site WEB, une association et un Tour de France des GEMs + des milliers de Gémeurs et sympathisants Gémeurs qui participent…. plus ou moins

Entraide Mutuelle a pour vocation de devenir le site WEB de l’ensemble des GEMs en se transformant progressivement en plateforme collaborative, écrite à plusieurs mains à l’image d’un magazine des GEMs.
Les Groupements d’Entraide Mutuelle sont des associations loi 1901, aujourd’hui au nombre de 500 et accueillant 30 000 adhérents pour passer du temps ensemble autour de loisirs ou de projets communs. Ils préfigurent une nouvelle forme d’organisation sociale “collective” et solidaire sans doute appelée à se développer dans les années à venir. Certains vous diront que ces associations regroupent principalement des personnes en souffrance psychique. N’en croyez rien, c’est la société qui est en souffrance, pas les GEMs.

Y participent plus ou moins régulièrement quelques autres apprenti-sociologues ou psychologues impénitents, ainsi que les Gémeurs qui le souhaitent. Les GEMs du monde entier sont bien sûr chaleureusement invités à y participer : qu’ils nous fassent signe et on leur ouvrira leur espace personnel. La communauté virtuelle d’Entraide-Mutuelle se trouve pour l’instant principalement sur mon mur FaceBook. et vous la verrez progressivement apparaître sur ce site WEB. Ce site WEB qui est pour l’instant principalement issu de mon travail est appelé à devenir aussi le votre et il évoluera en fonction de votre participation : nouvelles rubriques, nouveau style,….

Ce site WEB, soutenu par la fondationOpenSociety, se veut un petit peu la poursuite de la recherche-action entreprise par Advocacy sous la houlette d’Isabelle Maillard : ” de la disqualification à la prise de parole,…”, en essayant d’envisager le pas suivant : la prise de pouvoir des GEMs dans la société. Le rapport Advocacy visait l’empowerment de membres de GEMs, mon travail lui vise plutôt l’empowerment des GEMs eux mêmes pour en faire des associations aussi connues et aussi inclues que les antennes du Secours Catholique ou de la Croix Rouge Française.

La présentation de la recherche action d’Advocacy

Je travaille sur le sujet depuis juillet 2018 et j’ai deux objectifs, hormis celui de réaliser une excellente thèse :
Ecrire un livre de référence
Créer une sorte de labo de recherche de Gémologie un peu à la façon dont avait été pensée l’Anegem (Agence Nationale d’Expertise des GEMs) au moment de sa création par la Fnapsy.
Permettre l’éclosion d’un portail Internet, collaboratif et exhaustif dont Entraide-mutuelle se voudrait peu à peu une première ébauche.

Documents joints